Le risque de burnout
chez les professionnels de la Petite Enfance

Dans le secteur de la petite enfance, la passion et l’engagement sont souvent mis à rude épreuve. Entre des journées à rallonge, des équipes en sous-effectif et des responsabilités émotionnelles immenses, de plus en plus de professionnelles craquent. Résultat : près d’un·e salarié·e sur deux présente un risque de burn-out. Et si nous apprenions à reconnaître les signaux d’alerte pour mieux protéger celles et ceux qui prennent soin de nos enfants ? Dans cet article, on explore les causes du burn-out en crèche et, surtout, des solutions concrètes pour prévenir l’épuisement et retrouver du sens au quotidien.

Quelles sont les causes du burn-out dans les métiers de la petite enfance ?

« En France, 12 % de la population active présentent un risque de burnout… Et pourtant, dans le secteur de la petite enfance, c’est 45 % des professionnels ! »

Le burnout est un problème de plus en plus courant chez les professionnels de la petite enfance. La nature exigeante de ce métier, combinée à des conditions de travail souvent précaires, peut mener à une fatigue extrême et à un profond épuisement physique, mental et émotionnel.

Cela s’accompagne souvent d’une perte de sens, de troubles du sommeil ou de l’alimentation, et d’une difficulté à trouver la motivation pour aller travailler ou maintenir une vie sociale équilibrée.

Parfois, j’ai l’impression que parler de santé mentale est encore tabou : on se sent obligé·es de faire comme si tout allait bien, même lorsque notre corps et notre intuition nous crient de ralentir, de nous arrêter, de prendre soin de nous.

Et pourtant les salarié·es d’EAJE, notamment les auxiliaires de puériculture et directeurs·rices de crèche, sont en première ligne du burnout dans ce secteur

Le métier de la petite enfance, souvent mal reconnu et mal rémunéré, repose trop souvent sur une « passion » intérieure. Mais cette passion ne devrait jamais mettre notre santé en danger.

C’est pour cela que j’ai décidé d’en parler. Parce que notre santé est essentielle pour accompagner au mieux les enfants dans leurs trois premières années de vie. On le sait aujourd’hui grâce à de nombreuses études, notamment celles sur les « 1000 premiers jours » : c’est pendant cette période que 80 % du cerveau de l’enfant se développe.

Alors oui, il est essentiel de pouvoir dire « ça ne va pas », de demander de l’aide, de faire une pause. Dans cet article, je vous propose de regarder ensemble les causes du burnout dans notre secteur, ses conséquences… mais surtout, des pistes concrètes pour le prévenir. Parce que non, le burnout dans la petite enfance n’est pas une fatalité.

En développant de nouvelles approches pédagogiques – comme l’éducation en plein air –, en formant les équipes, en les valorisant, en prenant soin des enfants et des adultes, nous pouvons faire autrement. Et mieux.

Mon expérience du burn-out en crèche

Si je parle de burn-out chez les pros de la petite enfance aujourd’hui, c’est que je connais bien le sujet.

Pendant des années, j’ai cru qu’il fallait tout faire. Toute seule. Parfaitement. C’était devenu une règle implicite, ancrée en moi depuis l’enfance. Travailler dur, ne pas perdre de temps, toujours avancer.

Mon père m’a montré l’exemple : il partait tôt, nous déposait à l’école, rentrait tard le soir.
Il répétait souvent : “Je fais tout ça pour que vous puissiez étudier.” Avec du recul, je vois à quel point c’était rempli d’amour à sa manière. Mais à l’époque, cela m’a aussi appris que le travail passait avant tout. Mon bien-être, mes moments off ? Pas une priorité.

C’est ainsi que j’ai grandi, enchaînant les jobs dès mes 18 ans. Serveuse le jour, stagiaire infirmière la nuit, puis entrepreneure dans un nouveau pays, une nouvelle langue, avec aucun réseau. La seule façon d’y arriver ? Travailler plus dur que les autres.

Mais cet été, tout a basculé. Mon corps a dit stop. Moi qui encourageais les autres à prendre soin d’eux, je me suis rendu compte que je m’oubliais complètement.

C’est là que j’ai réalisé une chose essentielle : J’étais accro au travail.

Ce réflexe d’être toujours “productive” faisait écho à quelque chose de plus grand.
La devise de mon pays natal, l’Italie, dit tout : “L’Italie est une république fondée sur le travail.”

Et pourtant, à force de courir après les objectifs, je passais à côté de l’essentiel. Aujourd’hui, j’apprends à ralentir, à laisser de l’espace pour ce qui compte vraiment, à me respecter sans culpabilité. Parce que parfois, réussir, ce n’est pas faire plus. C’est trouver l’équilibre.

Même quand notre mission nous semble essentielle pour construire une société plus juste. Même quand notre priorité, c’est de prendre soin des petits humains qui nous entourent, en étant à leur contact ou en formant les personnes à leur contact. On ne peut pas prendre soin des autres si on ne prend pas soin de soi-même.

Quelles sont les causes du burnout chez les professionnels de la petite enfance ?

Comme les Ehpad ou les hôpitaux, les crèches sont de plus en plus soumises à une logique de rentabilité : faire plus d’argent avec moins de moyens donnés pour prendre soin. Entre les équipes en sous-effectif, la pression mise sur elles, les économies de bouts-de-chandelle faites sur les changes ou la nourriture, les raisons menant les professionnels de la petite enfance au burn-out sont nombreuses. Les difficultés vécues sur le terrain sont notamment révélées dans Le prix du Berceau, de Daphné Gastaldi et Matthieu Périsse. Ici, nous nous concentrons sur les causes pour mieux comprendre pourquoi ce secteur et ses employées sont en souffrance, avant de vous présenter des solutions concrètes pour pouvoir soulager et accompagner au mieux vos équipes.

Des charges de travail excessives

Les professionnels de la petite enfance doivent souvent gérer de grandes responsabilités avec des ressources limitées. Une étude de l’Université de Bologne souligne que les charges de travail excessives sont l’une des principales causes de burnout chez les éducateurs. Forcément, les journées longues, les ratios élevés d’enfants par éducateur et le manque de soutien administratif aggravent cette situation.

Un manque de reconnaissance

Le manque de reconnaissance et de valorisation du travail effectué peut également contribuer au sentiment d’épuisement. Ainsi, une étude menée par l’Université de Florence a démontré que la reconnaissance insuffisante du travail des éducateurs constitue un facteur clé de burnout. Quand le personnel de crèche s’implique à 2 000 % dans son travail, mais que ce n’est reconnu ni par les parents, ni par la direction, ça peut être difficile à vivre. Avoir toujours pleins d’idées pour des nouveaux projets mais n’avoir pas les ressources nécessaires à la mise en place, le turnover incessant et la faible rémunération par rapport à la charge du travail et la pression constante entre vie personnelle et professionnelle. Ce manque de valorisation crée un sentiment de démotivation et d’injustice.

Un stress émotionnel important

Le travail avec de jeunes enfants, bien que gratifiant, peut être émotionnellement éprouvant. Les éducateurs doivent faire face à des situations intenses, comme :
– gérer des crises .
– calmer des pleurs incessants ;
– répondre aux besoins émotionnels variés des enfants.

Une étude de l’Université de Barcelone met en lumière le lien direct entre ce stress émotionnel constant et l’épuisement professionnel.

Des environnements de travail inadaptés en crèche

Les conditions physiques et organisationnelles des lieux de travail jouent un rôle crucial dans le bien-être des professionnels. Tous ces éléments augmentent considérablement les niveaux de stress et le risque de burnout des équipes :
– des espaces trop petits ;
– des équipements insuffisants ;
– des installations vétustes ;
– du matériel viellissant ;
des niveaux de bruit élevés.

Quelles sont les conséquences du burnout sur vos collaboratrices ?

L’impact sur la santé mentale
Le burnout peut avoir de lourdes répercussions sur la santé mentale, notamment en provoquant de l’anxiété, de la dépression et du stress chronique. Une étude menée par l’Université de Rome a démontré que le burnout a un impact direct et significatif sur la qualité de vie des professionnels de la petite enfance. Ces troubles affectent leur bien-être général et leur capacité à gérer les défis du quotidien.

De plus, s’il est évidemment possible de se rétablir d’un burn-out, ça peut être un long chemin. Aucun directeur et directrice de crèche que j’ai rencontré ne veut voir une personne de son équipe passer par là. Mais, pris par les challenges du quotidien en crèche, on se retrouve bien trop souvent démunis quand il s’agit de la santé mentale de nos collaboratrices.

L’impact sur la qualité de l’accueil
Un éducateur en état de burnout éprouve des difficultés à offrir un accueil chaleureux et stimulant aux enfants. Le manque d’énergie, l’épuisement émotionnel et la diminution de l’engagement affectent directement leur capacité à planifier des activités riches, à répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant et à maintenir un environnement positif.
Difficile d’être patient face aux enfants, de leur offrir notre bienveillance, notre écoute et notre compassion quand on est soi-même en train de sombrer.

L’augmentation du turnover
Le burnout est également l’un des principaux moteurs d’un turnover élevé parmi les professionnels de la petite enfance. Une fois épuisés, de nombreux éducateurs choisissent de quitter leur poste, ce qui entraîne des coûts importants pour le recrutement et la formation de nouveaux collaborateurs. Ce turnover élevé contribue à perpétuer un cycle de surcharge de travail pour les équipes restantes, aggravant ainsi le problème de burnout.

Quelles solutions pour prévenir le burnout dans votre crèche ?

On l’a vu, les causes du burn-out en crèche sont nombreuses. Et face à ça, les directrices de crèche, les responsables d’équipe peut vite se retrouver démunis. Si l’on a choisi ce métier, c’est souvent pour prendre soin de l’humain en se concentrant sur les plus jeunes. On veut leur offrir la meilleure expérience possible, les moyens de “bien démarrer” dans la vie. Sauf qu’à cause d’un manque de ressources et de connaissances, on se retrouve parfois dans l’incapacité de prendre soin de nos équipes, de celles et ceux qui sont au contact quotidien avec les enfants. Personne n’a envie de voir ses équipes souffrir. Heureusement, il est possible de mettre en place des solutions concrètes pour prévenir le burn-out dans votre établissement d’accueil.

La formation et le soutien de vos équipes

Offrir des formations continues et un soutien adapté peut transformer le quotidien des professionnelles de la petite enfance. Des ateliers sur la gestion du stress, la relaxation, ou encore la communication au sein des équipes sont de précieux outils. Une étude de l’Université de Milan souligne que ces formations réduisent significativement les risques de burnout.
Lors des réunions d’équipe, parlez ouvertement des symptômes du burnout :
– u’est-ce que cela signifie ?
– Comment cela peut se manifester ?
Et surtout, soyez disponible pour en discuter. Ces échanges renforcent la confiance et l’écoute au sein de vos équipes, tout en créant un espace sûr pour partager les préoccupations. On a souvent peur “d’ouvrir la boîte de Pandorre” quand on parle de burn-out : si on aborde le sujet, c’est sûr, l’équipe va sombrer et se mettre en arrêt. Mais c’est en pouvant en parler, c’est en alertant sur ses causes et ses symptômes que vous pouvez agir dès aujourd’hui pour le bien-être de vos équipes.

L’amélioration des conditions de travail en crèche

Les conditions de travail jouent un rôle clé dans la prévention du burnout. Les études montrent que les professionnels qui se sentent valorisés et soutenus sont beaucoup moins vulnérables à l’épuisement.
Respectez strictement les temps de pause et de travail de chaque collaboratrice pour qu’elle puisse se ressourcer. Prévoyez également des journées pédagogiques en plein air : ces moments de recul permettent de souffler loin des responsabilités quotidiennes, de renforcer la cohésion d’équipe et de revenir avec un regard neuf sur le travail. Ils sont essentiels au bon fonctionnement et à la bonne entente de votre équipe au quotidien.

La création d’environnements de travail sains

Un environnement de travail bien conçu et agréable peut faire toute la différence. Des espaces ergonomiques, lumineux, bien aérés et peu bruyants réduisent considérablement le stress des équipes.
Ajoutez des plantes, diffusez des bruits apaisants de la nature, et modulez les lumières pour créer une ambiance douce en lien avec les rythmes extérieur. Assurez-vous que les espaces soient bien ventilés tout au long de la journée. Proposez aussi une alternance d’activités entre intérieur et extérieur, en variant les tâches : motricité, créativité, moments calmes… Cela rythme la journée et limite l’épuisement mental.

C’est aussi l’opportunité de créer un espace plus apaisant pour les enfants et plus adapté à leurs besoins. D’une pierre, deux coups : un environnement de travail sain pour vos équipes l’est également pour les bébés et les enfants accueillis.

L’encouragement de l'équilibre pro/perso

Un bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle est essentiel pour prévenir l’épuisement. Cet équilibre, de plus en plus recherché par les travailleurs, améliore le bien-être global des professionnels et diminue leur risque de burnout.

Respectez les horaires de travail et incitez vos collaboratrices à profiter de leurs congés pour se reposer et se recentrer. Pourquoi ne pas encourager également des exercices de relaxation et de respiration consciente ? Ces moments permettent au système nerveux de relâcher la pression et au corps de se revitaliser.

La valorisation de la collaboration et le soutien dans vos équipes

Un environnement de travail collaboratif et bienveillant est une puissante barrière contre le burnout. Les pros qui se sentent soutenus par leurs collègues et par leur direction sont moins enclins à l’épuisement.

Organisez régulièrement des réunions d’équipe pour discuter des défis et des réussites. Valorisez les projets collaboratifs et les moments de partage entre collègues. Encouragez la mise en place de binômes ou de mentorat pour les nouvelles recrues afin qu’elles puissent s’intégrer sereinement. Ces petits gestes renforcent la cohésion et créent un climat de travail plus serein.

La mise en place de l'éducation en plein air dans votre crèche

Quand on commence dans la petite enfance, on est souvent rempli d’enthousiasme et porté par des valeurs fortes : accompagner les enfants, soutenir les familles, construire un projet éducatif enrichissant. Mais on ne va pas se mentir : entre les journées interminables, les soucis de gestion, les problèmes de personnel et les attentes des parents, cet enthousiasme peut vite s’éroder.
C’est ce que j’ai constaté en 2022, lorsque j’ai eu l’opportunité d’intégrer une crèche dans les Alpes françaises en tant que directrice adjointe. J’ai débarqué dans un environnement où la directrice, malgré toute sa bonne volonté, était au bord du burn-out. Pourquoi ? Elle devait jongler avec la gestion de deux crèches, un manque de personnel criant, des familles exigeantes, et tout cela en pleine saison hivernale dans une station de ski.

C’est dans ce contexte tendu que nous avons décidé de lancer un projet d’éducation en plein air. Ensemble, avec l’équipe et les partenaires locaux, nous avons défini des objectifs clairs et recentré notre travail autour de nos valeurs fondamentales : le bien-être des enfants, des équipes et des familles.

Les résultats obtenus par la crèche

Au début, ce n’était pas simple. Mais jour après jour, les effets ont été spectaculaires. Les moments passés dehors – que ce soit pour l’accueil du matin, des balades en forêt, ou même la sieste – ont insufflé une énergie nouvelle à toute l’équipe. La directrice, qui se sentait dépassée, a commencé à se ressourcer en participant elle-même à ces activités en plein air. Elle partageait des moments de joie authentique avec les enfants et l’équipe, retrouvant peu à peu confiance en elle et en son rôle.
En six mois, voici ce que nous avons observé :
une équipe plus soudée et motivée ;
– des enfants plus sereins, épanouis et connectés à la nature ;
– des retours enthousiastes de la part des familles, reconnaissantes de ce nouvel équilibre.
Aujourd’hui, cette directrice a transformé la crèche : elle forme d’autres professionnels, collabore avec les institutions locales, et profite chaque jour des balades en forêt avec les tout-petits.

Pourquoi la nature fait-elle une telle différence ?

Selon une étude menée par le professeur Cary Cooper, l’absence d’éléments naturels dans les environnements de travail est directement liée à une augmentation du stress, une baisse du bien-être, et un taux d’absentéisme accru. Dans des espaces déconnectés de la nature :
La créativité, la concentration et la motivation chutent.
Le turnover, les arrêts maladie et les départs définitifs augmentent.
En revanche, intégrer la nature dans les espaces de vie et de travail réduit ces risques. Et les crèches ne font pas exception.

S’inspirer du modèle italien des crèches en plein air

En Italie, les crèches en plein air reposent sur des principes solides qui peuvent inspirer votre projet :

L’aménagement naturel des espaces intérieurs et extérieurs : Les espaces sont pensés pour intégrer des éléments naturels, comme le bois, les plantes, ou encore des zones de jeu en plein air.

L’extériorisation des moments clés de la journée : L’accueil, les repas, la sieste ou encore les activités pédagogiques se déroulent autant que possible en extérieur.

Les sorties régulières en nature : Balades en forêt, exploration des environs, ou encore jeux libres dans des espaces naturels.

La sensibilisation et la collaboration avec les familles : Les parents sont informés, impliqués, et deviennent des partenaires actifs dans ce projet.

La création de partenariats locaux : Collaboration avec la mairie, la PMI, ou encore des associations locales pour renforcer le lien avec la communauté.

Un cercle vertueux pour toute la crèche

Mettre en place l’éducation en plein air, ce n’est pas seulement un projet pédagogique, c’est une façon de repenser le quotidien en crèche pour le rendre plus équilibré, plus inspirant et, surtout, plus humain.

Et si, comme nous, vous décidiez d’écouter la nature pour mieux écouter les besoins de vos équipes, des enfants, et des familles ?

Conclusion

Prendre soin des équipes qui prennent soin des enfants, c’est bien plus qu’une question de gestion. C’est reconnaître l’importance cruciale de ces métiers pour bâtir la société de demain. L’éducation en plein air est un levier puissant : elle ne fait pas que prévenir le burn-out ou renforcer la cohésion des équipes, elle reconnecte les professionnels à l’essentiel – leur mission éducative et humaine.

Pendant des années, j’ai moi-même cru qu’il fallait tout faire, toute seule, parfaitement. Ce réflexe de “toujours en faire plus” m’a menée à oublier l’essentiel : l’équilibre, le bien-être, et la force qu’on puise dans la collaboration et le partage.

C’est ce même équilibre qu’apporte l’éducation en plein air en crèche. En valorisant les moments de connexion, en ralentissant pour profiter des bienfaits de la nature, on offre un cadre où chaque professionnel peut s’épanouir et se sentir valorisé.

Cette démarche va au-delà des pratiques pédagogiques : elle revalorise profondément un métier souvent sous-estimé, mais absolument fondamental pour l’avenir de nos enfants – et celui de notre société.

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